Ecrits Lapiz Lazulaires

Articles classés sous ‘Poésie’

Poisson d’amour

29 juillet 2007 · Laisser un commentaire

Amour vénéneux … Au secours !
Poisseux poison, poisson d’amour
Se faufile de fille en aiguille
Puis se défile comme l’anguille.

De toi pourtant je me languis
De ton accent quand tu m’écris
Je laisse Thomas dans tes talons
En fait, ta mine est mon poison.

Ton corps sait seul quels avantages
Epousent les formes de ton corsage
A défaut d’être ton meilleur pote
Voudras-tu être mon antidote ?

Catégories : Poésie

San Marin

29 juillet 2007 · Laisser un commentaire

Par l’entremise d’une obole mal admise,
S’insinua le règne de la castagne
En Emilie-Romagne.

Ce souverain poncif de San Marin
Devint le maître mot des bars de nuit,
Du nord de l’Italie.

Bientôt les rixes gagnèrent en importance.
Les armes blanches, armes de poing, de loin,
Entrèrent dans la danse.

De partout, on venait en découdre.
Marrons, châtaignes devinrent le pain béni
De la principauté.

Car il s’en fut, pour instituer une taxe
Sur les bagarres, coquard, œil au beurre noir,
Et les gros mâles à bars.

Mais cent marins, tous les principes ôtés,
Fondèrent à coup de poings et à grand cris,
La République enviée.

Catégories : Poésie

Chasseur d’azur

29 juillet 2007 · Laisser un commentaire

Seras-tu pêcheur, Martin ?
Sans doute, si tu n’as pas peur de l’eau.
Seras-tu chasseur, Martin ?
Chasseur d’azur ou bien Galileo ?

Seras-tu blond d’or, Martin ?
Comme les blés qui ondulent là-haut.
Seras-tu châtain, Martin ?
Brun , rouquin ? Qui sait. C’est encore trop tôt.

Tu seras malin, Martin.
Tu le sais, mais ne le montre pas trop.
Tu seras coquin, Martin.
Juste un petit peu coquin, mais pas trop.

Ne sois pas chagrin, Martin.
Les enfants chagrins, c’est pas rigolo.
Ne sois pas dédain, Martin.
Ça ne plairait pas du tout à Leo.

Catégories : Poésie

Tant de temps

29 juillet 2007 · Laisser un commentaire

Le temps de le dire est chronophage :
Il a mangé l’espoir de nos seize ans.

Le temps qu’il fait est centripète :
Pourvu qu’il fasse beau sous ma fenêtre.

Le temps qui passe est idiomatique :
- Quelle heure est-il, monsieur Persil ?
- Huit heures moins le quart, madame Placard !

Le temps jadis est obsolète :
Il se calèche en redingote.

Le temps du départ est lacrimonial :
Les souvenirs s’abreuvent aux larmes des adieux.

Le temps des soupirs est à peine pubère,
que le temps des regrets est déjà caduque.

Catégories : Poésie

La Princesse des Nez

29 juillet 2007 · Laisser un commentaire

Aux marches du palais, la belle l’attendait.
Une heure avait sonné, le sort en fut jeté.
Crinière flamboyante, lèvres rouges ardentes,
Il lui fallait manger, séance tenante.

 

Une fois expédiées les affaires courantes,

La conversation glissa sur la mauvaise pente.

« Alors vous écrivez ? » dit-elle d’un air enjoué,

Et le poète de se noyer pour se justifier.

 

Les heures et les vieilles connaissances défilaient,

Bientôt ce fut à la Princesse de se raconter.

La belle vivait en un palais où les richesses abondaient,

Pourtant de ces joyaux d’aucuns ne pouvait jouir.

 

Funeste enchantement que cette vie terrestre,

Sans pouvoir partager du festin même un zeste.

La plus petite miette d’intimité,

Par dix écrans de fumée se trouve protégée.

 

La Princesse des Nez fit preuve de grande largesse.

Elle reçu le poète sans que rien ne presse,

Ne cédant à aucun de ses arguments,

Elle se garda bien du moindre sentiment.

 

Afin de soulager ses peines de cœur,

Elle lui offrit une glace à la compassion.

Puis, pour sceller définitivement son malheur,

Complit à ses côtés le grand tour de Lyon :

Un quart de la presqu’île et ses environs …

 

Demain, du chaînon manquant se mettra en quête,

Afin de réparer céans sa bicyclette.

Dans son sillage, priez qu’elle ne vous entraîne,

La Princesse des Nez ne peut pas dire je t’aime.

Catégories : Poésie

L’espace d’un instant

29 juillet 2007 · Laisser un commentaire

Je t’embrasse d’une enclave
Sur la carte du temps,
Une contrée lointaine
Baptisée un instant.

De cet endroit précis,
Bien à l’abri du Quand,
Je confie ma tendresse
A la caresse du vent.

Laisseras-tu pénétrer
La brise messagère
De mon élan pour toi
Au creux de ta tanière ?

Tomberas-tu la barrière
De ta frilosité ?
Si elle servit naguère,
N’est-elle pas démodée ?

Je n’attends de toi, rien
D’autre que ce moment,
Où et Quand seront un,
L’espace d’un instant.

Catégories : Poésie

Parfum du jour

29 juillet 2007 · Laisser un commentaire

Ouvre moi tes yeux,
Ceux qui émerveillent
Mes nuits sans sommeil.

Prête moi tes lèvres,
Pour que je savoure
Le parfum du jour.

Donne moi ta main,
Afin que j’effleure
L’onde de ton cœur.

Cède moi ton corps,
Pour franchir le seuil
Hors de tout écueil.

Catégories : Poésie

Le sel de la vie

29 juillet 2007 · Laisser un commentaire

Hier j’ai défriché le jardin défraîchi,
De liserons moqueurs, de salaces pissenlits.
Au bord de la clairière ainsi dessinée,
Les mouvements de mon cœur, j’ai déchiffré.

Mon rêve cette nuit m’a tenu éveillé.
De silhouettes de sel, la ville était peuplée.
Qui donc a fabriqué ces statues bicéphales ?

La réponse a perlé dans la rosée du matin :
Des amoureux épris, tous les premiers baisers
Dans la ville endormie, sont ainsi conservés.

Figées à l’endroit même où tu m’as embrassé,
J’imagine nos deux têtes dans nos bras enlacés.
Du sel est prisonnier ton bel assaut de charme,
Cristallin comme ton rire, salé comme mes larmes.

Catégories : Poésie

Odio a las despedidas

29 juillet 2007 · Laisser un commentaire

Ya vino el taxi a buscarte
Ya vino y se fue.
Senti la puerta de la maletera
Al cerrarse, golpio mi frente.

Ahora cuerna el vendedor de pan
Por favor señor, un pan frances GIGANTE
Para cumpartirlo con la que fui mi amante.

Yo no soy tu amigo
Por ti sere, por ti sere
Ya no soy tu amante
Eso vino y se fue.

Te habias puesto la mascara
De la que sabe que no hay que llorar
Aunque se te dad la gana.

Me puse el traje nada de elegante
Del que queda indiferente
Aunque le duele la garganta.

Yo no soy tu amigo
Por ti sere, por ti sere
Ya no soy tu amante
Eso vino y se fue.

El poema de los toreros que eran tres
Para que tu lo lees, lo escribi
En la lengua de Cervantes
Esa primera vez, fue culpa de ti.

El poema cajamarquino
Para regalartelo, lo escribi
Si ahier no ha llovido
Por primera vez, sera culpa de mi.

Yo no soy tu amigo
Por ti sere, por ti sere
Ya no soy tu amante
Eso vino y se fue.

De noche en cuando
Me soñare en tu sonrisa
Para despertarme con risa
Tuya de compañera.

Amor y soledad es puro veneno
Palabras hay que usar de antidoto.
De tu presencia lejana quiero disfrutir
Por eso Cecilia, no dejes de escribir.

Yo no soy tu amigo
Por ti sere, por ti sere
Ya no soy tu amante
Eso vino y se fue.

¿ Pueda ser que los amantes de un dia
Queden amigos para la vida ?
Es tempranito para saberlo
Ahora viene el desayuno.

No me gusta la palabra amiga
Me suena come si fueras hormiga
Por eso, solo te llamare Cecilia
¿ Que te parece estimada cigala ?

Catégories : En espagnol · Poésie

En Cajamarca

29 juillet 2007 · Laisser un commentaire

En Cajamarca no hay hora
El tiempo empieza despues de la lluvia.

Ese dia o el otro, de vez en cuando
De lluvia en sol, nos toca a vernos.

Sueño que acabe la lluvia, chica morena
Con tus ojos brillantes alumbrando la noche.

Hay tiempo para llover, no hay tiempo para llorar
El tiempo de verte es rayo de sol.

Catégories : En espagnol